La Polykystose Rénale Autosomique Dominante (PKRAD) est l’une des maladies génétiques rénales les plus fréquentes dans le monde. Caractérisée par la formation progressive de kystes rénaux, elle entraîne des complications sévères pouvant conduire à l’insuffisance rénale. Malgré l’absence de traitement curatif, la compréhension fine des mécanismes moléculaires impliqués demeure essentielle pour faire progresser la recherche.
Dans ce contexte, l’analyse de l’accessibilité de la chromatine par ATAC‑seq constitue un outil clé pour décrypter les mécanismes épigénétiques associés à la PKRAD. Toutefois, la qualité et la reproductibilité des données ATAC‑seq reposent fortement sur une étape critique : la préparation des noyaux. Les tissus rénaux, complexes par nature, rendent cette étape particulièrement exigeante et peuvent introduire de la variabilité et des effets de lot si elle n’est pas parfaitement maîtrisée.
Des chercheurs de l’université de Yale ont relevé ce défi grâce à une méthode spécifique utilisant le Precellys Evolution Touch pour l’isolement de noyaux à partir de reins de souris sauvages et pré‑kystiques, dans un workflow en débit moyen. Cette approche permet d’obtenir des noyaux intègres et hautement reproductibles, parfaitement adaptés aux analyses ATAC‑seq, tout en assurant une excellente cohérence entre échantillons.
La note d’application complète, détaillant le protocole de préparation des noyaux et les performances obtenues pour l’analyse de l’accessibilité de la chromatine par ATAC‑seq, est disponible sur l’Application Center de Bertin Life Sciences.