Quand on étudie une maladie sans traitement, chaque échantillon compte. Des chercheurs de Yale University partagent comment ils garantissent un ARN toujours prêt pour le RNA-Seq.
Une maladie qui touche 12 millions de personnes — sans traitement à ce jour
La polykystose rénale autosomique dominante (ADPKD) est l’une des maladies rénales héréditaires les plus fréquentes au monde. Des kystes remplis de liquide remplacent progressivement le tissu rénal sain, conduisant à terme à une insuffisance rénale. Sans traitement curatif existant, comprendre les mécanismes moléculaires à l’origine de la progression des kystes est plus que jamais essentiel.
Pour les équipes qui travaillent sur l’ADPKD, chaque expérience compte — et une extraction d’ARN fiable est la première étape non négociable.
Le défi : extraire un ARN intact à partir de tissu pathologique
Travailler simultanément avec du tissu rénal sain et kystique dans un même workflow comporte des risques bien réels : ARN dégradé, qualité hétérogène entre les échantillons, et effets de batch susceptibles de compromettre des jeux de données RNA-Seq entiers.
Les chercheurs Zemeng Wei, Michael Rehman et Stefan Somlo de Yale University ont relevé ce défi — et documenté leur solution.
Ce qu’ils ont découvert
En utilisant le Precellys Evolution Touch, l’équipe de Yale a développé un workflow d’homogénéisation validé, délivrant un ARN de haute intégrité, prêt pour le séquençage, sur l’ensemble de leurs échantillons rénaux — de manière consistante et à l’échelle.
Découvrez le protocole complet, les résultats et les paramètres clés dans la note d’application.
Référence: Wei Z., Rehman M., Somlo S. — Glis3 is a modifier of cyst progression in autosomal dominant polycystic kidney disease. bioRxiv, 2025.